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Ah, hier soir vous êtes allé au théâtre! Et si vous nous racontiez cela? Ecoutons. Ensuite, je vous propose une petite dictée à partir de la pièce dont il est question dans ce dialogue. Le texte sera disponible en ligne sur le site cultivateyourfrench.com

Dictée littéraire, à vos stylos!

Scène première Jean; puis Eusèbe Potasse Au lever du rideau, Jean est en livrée et, à genoux près de la cheminée, il frotte avec énergie une paire de pincettes.

C’est ici que commence la dictée.

"Jean. - Faut que ça reluise!... faut que ça reluise! (S'arrêtant.) Ah! j'ai chaud!... Entré ici depuis hier soir, je paye ma bienvenue... mais je ne te frotterai pas tous les jours comme ça!... Voici la neuvième place que je fais depuis un mois. (Avec mélancolie.) Ah! le temps n'est plus où les maîtres s'attachaient à leurs domestiques!... on était de la famille, on avait les clefs de la cave!... et, quand vous mouriez, on vous faisait une pension via- gère. Mais la Révolution a passé par là!... Je crois pourtant que je ne serai pas mal ici, chez madame Suzanne de La Bondrée... Mais il y a une chose qui me froisse... je crains d'être entré chez une cocotte... A chaque instant, il vient des petits messieurs qui appor- tent de bouquets!... Si elle n'a qu'une connaissance, passe!... mais si ça frise l'inconduite, je partirai... ou je demanderai une forte augmentation... d'autant plus que cette maison est pleine de courants d'air... on s'y enrhume! (Il se mouche avec un bruit imitant la trompette.) Personne ne ferme les portes ici. "

Texte intégral disponible à l’adresse suivante : http://fr.wikisource.org/wiki/Les_Trente_Millions_de_Gladiator

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